Histoire du Gospel

Le gospel ne correspond d’abord ni à une famille d’Églises ni à un type de liturgie. Il est à rapprocher d’un style musical charriant une théologie particulière. Par extension, il a généré des formes liturgiques spécifiques héritières du modèle revivaliste.

Les prémices du gospel remontent aux chants religieux des populations afro-américaines durant la période de l'esclavage aux États-Unis d'Amérique. Ces chants, souvent appelés « spirituals » ou « negro spirituals », étaient des expressions forte de leur foi, de leur espoir et de leur résistance.

L'étymologie du mot gospel remonte au vieil anglais « godspel », une combinaison de « god » (Dieu) et « spel » (histoire, nouvelle, message). Ainsi, « gospel » signifie littéralement "bonne nouvelle" ou "évangile". Le terme a été utilisé pour désigner les récits de la vie, des enseignements, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, tels que présentés dans le Nouveau Testament.

L'utilisation du mot gospel pour décrire un genre musical spécifique remonte, quant à lui, au début du XXe siècle, lorsque la musique religieuse afro-américaine a commencé à être caractérisée par des éléments tels que les harmonies vocales, les rythmes entraînants et une expressivité émotionnelle distincte. Ce genre musical s'est développé au sein des églises afro-américaines, en particulier dans le contexte des congrégations pentecôtistes et baptistes.

À partir des années 1950, le gospel a commencé à influencer la musique populaire. Des artistes américains comme Ray Charles et Aretha Franklin ont incorporé des éléments du gospel dans leurs compositions, contribuant ainsi à l'évolution de la musique soul. Quelques années plus tard, des artistes européens à l'image de Serge Gainsbourg se mettent à utiliser et s'inspirer du gospel.