Le clergé orthodoxe
En français, on entend souvent le terme pope pour désigner sans distinction un prêtre, un hiéromoine (c'est à dire un moine qui est en même temps prêtre) et un moine orthodoxe. Ce terme, qui n'est pas en réalité un titre officiel, vient du slavon поп (pop), venant lui-même du grec παππά (pappa), signifiant papa. Il est plus proche du « mon père » que l'on retrouve chez les catholique.
Le clergé orthodoxe s'organise de manière hiérarchique. Il existe trois ordres dits majeurs : tout d'abords les évêques, du grec Ἐπίσκοπος (épiskopos) qui signifie surveillant, puis les prêtres, de πρεσβύτερος (presbuteros), les anciens, et enfin les diacres, de διάκονος (diakonos), l'assistant.
Ces trois ordres majeurs sont eux-même divisés en différents titres de niveaux hiérarchiques différents. Ainsi, on retrouve parmi les évêques les titres de patriarche, d'archevêque ou de métropolite. Les prêtres peuvent être archimandrites, archiprêtres ou encore hiéromoines. Les diacres, quant à eux, peuvent porter les titre d'archidacre, de protodiacre ou encore de hiérodiacre.
Il n'existe pas chez les orthodoxes une institution semblable à la papauté propre aux catholiques romains. Cependant, s'il n'existe pas de prédominance d'une des Églises autocéphales (que l'on peut comprendre comme « indépendante ») orthodoxes sur les autres, celles-ci reconnaissent du moins une prééminence honorifique au patriarcat œcuménique de Constantinople, vestige des équilibres politico-religieux du temps de l'Empire byzantin.
Il arrive que des tensions apparaissent et que cette prééminence soit remise en question. En 2018 par exemple, la question de l'autocéphalie de l'Église orthodoxe en Ukraine s'avère être le sujet d'une réelle discorde entre Bartholomée Ier archevêque de Constantinople et Cyrille patriarche de Moscou et de toutes les Russies.
