Une langue liturgique commune ?

Il n'existe pas à proprement parler de langue liturgique commune à toute l'Église catholique aujourd'hui. Dans les faits, les messes sont célébrées dans les langues locales. On entendra alors parler le roumain, le portugais, l'italien, l'espagnol, l'anglais, le français, le polonais ou de nombreuses autres langues vernaculaires. Le catholicisme est très présent en Afrique et en Asie. Ainsi, des messes sont volontiers célébrées en philippin, coréen, swahili, lingala, kikongo ya leta, ou encore tshiluba.

S'il n'y a pas de langue liturgique commune à toute la communauté catholique, une langue, morte aujourd'hui, tient une place prépondérante et ce encore de nos jours : Le latin ecclésiastique. Celui-ci reste d'ailleurs la langue officielle et de communication au Vatican.

Le latin a constitué la langue officielle de la messe jusqu’au Concile Vatican II (1962-1965). Aujourd’hui, son usage est autorisé selon le rite « tridentin » qui remonte au Concile de Trente (1545-1563). Utilisé par certains courants conservateurs, il a été libéralisé par le Pape Benoît XVI en 2007, puis limité par le pape François en 2021.

La tradition catholique a harmonisé la messe dès le Concile de Vatican II. Celle-ci se décline en messe ordinaire d’après le missel romain qui en constitue la référence. Des liturgies particulières peuvent prendre place à certaines périodes de l’année (fêtes religieuses) ou dans certains circonstances (mariages, enterrements, etc.)

Le latin ecclésiastique

Le latin ecclésiastique vient directement du latin classique de l'empire romain. Légèrement différent, il hérite de quelques particularités du latin vulgaire et médiéval et d'ajouts contemporains.

En voici, pour exemple, un extrait du « Notre Père » (Mt 6,9) :

Pater noster, qui es in caelis, sanctificetur nomen tuum, adveniat regnum tuum, fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra. Panem nostrum quotidianum da nobis hodie, et dimitte nobis debita nostra sicut et nos dimittimus debitoribus nostris, et ne nos inducas in tentationem, sed libera nos a malo.