La liturgie des fidèles
La liturgie des fidèles se déroule en trois temps : la Grande Entrée, l'Anaphore et la Communion
La grande entrée
Pendant que l’assemblée commence à chanter l'« Hymne des Chérubins »
, a lieu la grande entrée. Dans un premier temps, le prêtre et le diacre se rendent à la table où a eu lieu la proscomidie et prennent les mirides et le vin. Ils sortent ensuite du sanctuaire par la porte nord (à gauche) avant d'y entrer une seconde fois par les portes royales (centrale) afin d'amener les saints dons à l'autel.
Cette entrée célèbre l'importance du vin et du pain dans le rite chrétien. Elle rappelle aussi l'entrée de Jésus-Christ à Jérusalem.
C'est à ce moment-là que peut être entendu, prononcé par les officiants :« Les portes ! Les portes ! ». Ce moment marque le passage vers un temps réservé aux chrétiens baptisés (jadis les portes des églises étaient fermées aux catéchumènes).
L'anaphore
L'anaphore est le moment le plus important de la divine liturgie, c'est ici que sont dites l'ensemble des formules prononcées lors de la consécration du pain et du vin (les saints dons). L’anaphore se divise en trois parties.
Tout d'abord, le canon eucharistique, c'est-à-dire l'ensemble des formule de consécration des saints dons, accompagné du sanctus et de l'épiclèse, respectivement la répétition du mot « saint » afin de rendre gloire à Dieu et une invocation à Dieu le Père afin que l'Esprit Saint transforme les saints dons, et que ceux-ci sanctifient ceux qui les recevront.
Dans un deuxième temps sont récités les mémentos, le moment dédié aux commémorations des saints, des défunts et des vivants.
Enfin, on récite le Notre Père et les prières qui l'accompagnent.
La communion
Chez les orthodoxe, les fidèles prennent la communion en recevant une cuillère contenant du pain trempé dans du vin.
Une partie du pain béni, le même d'où est issu l'agneau, est gardée et non consacrée. Elle est distribuée aux fidèles une fois la communion reçue. Ce pain béni mais non consacré est appelé antidoron.
Après une série de prières, les fidèles s’avancent dans l'église pour embrasser les icônes et vénérer la croix.