Le grec liturgique
Le grec liturgique, en grec Ακολουθιακή Ελληνική (Akolouthiaki Ellènikè), est une variante du grec médiéval parlé entre 330 et la chute de Constantinople en 1453. Il descend directement du grec ancien, dont l'une des forme, appelée en français koinè biblique, a été utilisée comme la langue de rédaction du Nouveau Testament.
Il s'écrit au moyen de l'alphabet grec, et sa prononciation est très proche du grec parlé aujourd'hui en Grèce.
Aujourd'hui, le grec liturgique est encore utilisé dans la liturgie de l'Église grecque orthodoxe. On le retrouve donc en usage en Grèce, en Albanie, en Égypte, en Israël, en Palestine, à Chypre et dans toutes les Églises du mondes rattachées au Patriarcat œcuménique de Constantinople.
Voici un exemple de grec liturgique accompagné de sa transcription en caractères latins, les mots du « Notre Père »
(Mt 6,9):
Πάτερ ἡμῶν ὁ ἐν τοῖς οὐρανοῖς, ἁγιασθήτω τὸ ὄνομά σου. Ἐλθέτω ἡ βασιλεία σου. Γενηθήτω τὸ θέλημά σου, ὡς ἐν οὐρανῷ, καὶ ἐπὶ τῆς γῆς. Τὸν ἄρτον ἡμῶν τὸν ἐπιούσιον δίδου ἡμῖν τὸ καθ’ ἡμέραν. Καὶ ἄφες ἡμῖν τὰς ἁμαρτίας ἡμῶν, καὶ γὰρ αὐτοὶ ἀφίεμεν παντὶ ὀφείλοντι ἡμῖν. Καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν, ἀλλὰ ῥῦσαι ἡμᾶς ἀπὸ τοῦ πονηροῦ. ὅτι σοῦ ἐστιν ἡ βασιλεία καὶ ἡ δύναμις καὶ ἡ δόξα εἰς τοὺς αἰῶνας. ἀμήν.
Pater imon o en tis ouranis, agiasthitô to onoma sou. Elthetô i Vasilia sou. Genithitô to thelima sou, ôs en ouranô, ke epi tis gis. Ton arton imon ton epiousion didou imin to kath'imeran. Ke afes imin tas amartias imôn, ke gar afti afiemen panti ofilonti imin. Ke mi isenegkis imas is pirasmon, alla rise imas apo tou ponirou. Oti sou estin i vasilia ke i dinamis ke i doksa is tous eogas. Amin.
